Portrait de Bernadette Soubirous
Le Moulin de Boly et le Chateau-Fort de Lourdes

Témoignages

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Mot du président José MARTHE


Le choix de Bernadette

«Pèlerins et touristes qui se pressent à Lourdes, cherchent en vain la tombe de Bernadette dans les cimetières de la ville. A leur grande surprise, ils apprennent qu’elle repose loin des Pyrénées, dans la Nièvre.

Les lourdais sont interrogés et souvent s’interrogent eux-mêmes sur les raisons d’une inhumation loin des siens, elle qui aurait fort aimé ne pas s’éloigner de sa chère Bigorre.

136 ans après son décès, les éléments de réponse peuvent être évoqués désormais, de façon objective et apaisée.

A une époque où la séparation de l’Eglise et de l’Etat n’était pas encore intervenue, on conçoit aisément le rôle déterminant joué par les autorités religieuses, avec l’assentiment des autorités civiles, s’imposant à toutes les parties en présence, qu’elles soient familiales ou municipales. Comment peut-on imaginer qu’une enfant de 14 ans, qui ne savait ni lire ni écrire et qui s’exprimait plus en patois local qu’en français, ait pu décider quoi que ce soit concernant son devenir.

Dès que le mandement de Mgr. Laurence déclarant authentiques les Apparitions fut publié en 1862, le destin de Bernadette était scellé, elle ne s’appartenait plus.

Les autorités religieuses, l’Evêque Mgr. Laurence, le Curé Peyramale, l’Abbé Pomian, son confident, allaient exercer leur tutelle vigilante auprès de la petite voyante comme auprès de sa famille, submergée par la tornade de tous ces évènements.

Sa présence à Lourdes devenait gênante. Il convenait de l’éloigner d’une curiosité populaire incontrôlable. La dévotion des foules devait être canalisée vers Marie, pas vers Bernadette. Ce fut donc la Maison Mère des Sœurs de Nevers.

Ce départ contraint se fit dans les larmes et la douleur. Telle est la réalité historique aux antipodes d’un choix voulu par l’intéressée.

Deux grands évêques, Mgr. Laurence et Mgr. Théas auront marqué de leur empreinte indélébile la cité Mariale.

Pierre-Marie Théas (1894-1977), héros de la Résistance durant la seconde guerre mondiale et bâtisseur de la Basilique souterraine St. Pie X, avait une formule célèbre « Lourdes n’a besoin que de vérité ».

Dans un recueil de témoignages, édité en septembre 2014 et intitulé « La passion de Monseigneur Théas », le Père Marty, Secrétaire Général des Sanctuaires auprès de Mgr. Théas, tient le propos suivant : Monseigneur Théas ne voulait pas d’affabulation.

Dans son récit de la vie de Bernadette, Mgr. Francis Trochu (1877-1967) se servait du verset d’un psaume « Voici ma demeure pour toujours », pour dire que Bernadette avait voulu rester au couvent de St. Gildard après sa mort. Mgr. Théas a écrit à Mgr. Trochu qui a reconnu que cette interprétation était personnelle et non historique. Mgr. Théas souhaitait le retour de Bernadette à Lourdes.

Il convient de rappeler avec force qu’il n’y a aucune indécence ni transgression d’un quelconque dogme religieux dans la démarche entreprise par notre Association, qui milite pour le retour de Bernadette à Lourdes, où elle est née, où se trouvent les descendants des familles Soubirous et Castérot. Lourdes, où nos ancêtres ont été ses contemporains. Lourdes, où l’attendent le Curé Peyramale, l’attachement affectif des lourdais et la foi des pèlerins.

Les Sœurs de Nevers ont eu un rôle essentiel après les Apparitions. A la demande de l’évêque, elles ont accueilli, instruit et hébergé Bernadette à l’Hospice, puis à St. Gildard.

Les Sœurs de Nevers ont vocation à demeurer les gardiennes de Sœur Marie-Bernard en religion, mais désormais à Lourdes, où elles sont présentes depuis 1833, là où tout a commencé. »

José MARTHE (Président de l’Association pour le retour de Bernadette Soubirous à Lourdes)
« La grâce que Marie accorda à Bernadette lui interdit tout bonheur commun. Symbole d'une révélation, elle fut traquée et eut à souffrir à la hauteur du cadeau qui lui a été fait. A bout de solution, il fallut se cacher, afin de se soustraire à la curiosité et aux sollicitations exagérées du public.

Bernadette dut se résoudre à embrasser une vie religieuse retirée. En fervente chrétienne, elle se soumit. L'arrachement fut déchirant, mais elle ne se déroba pas. Elle se sacrifia à la prédiction de Marie : « Je ne vous promets pas d'être heureuse dans ce monde, mais dans l'autre ».

Heureuse, elle ne le fut guère, sinon par la certitude de sa foi. Les quatre murs d'une infirmerie furent son horizon le plus habituel, où sa maladie finit par l'emporter.

Il est naturel de se demander si l'éloignement n'a pas assez duré. Rendre son corps à la ville qui l'a vu naitre, près de son seul lieu de bonheur terrestre, est légitime. Mettre un terme symbolique à un éloignement désormais sans objet, permettrait de rendre un peu de Bernadette à elle-même. Pour le prix payé à sa mission et pour l'ultime charité que l'on puisse consentir à un défunt : reposer au milieu des siens. »

Christian Gélis (membre du conseil d'administration)
Association pour le Retour de Bernadette Soubirous à Lourdes

www.RetourBernadetteSoubirousLourdes.fr
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Bernadette, l'enfant chérie de Lourdes